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Mildiou de la pomme de terre

Le service d'avertissement

 

Le mildiou de la pomme de terre est une maladie qui fait l'objet de nombreux traitements. Pour que ces traitements soient efficaces et économiques, un service d'avertissement existe. Ce service est accessible à toutes les personnes intéressées, agriculteurs ou particuliers.

Sur base des conditions climatiques, un modèle épidémiologique prévoit l'évolution du pathogène (Guntz et Divoux). On détermine ainsi le moment précis où les cultures doivent être protégées. Ces informations sont envoyées régulièrement aux abonnées, par e-mail, fax ou courrier.

Pour plus d'information, consultez les pages suivantes :

 

Les dégâts causés par la maladie

 

Le mildiou de la pomme de terre, causé par Phytophthora infestans (Mont.) de Bary, est considéré comme la maladie de la pomme de terre causant le plus de dégâts dans le monde. Entre 1846 et 1851, les dégâts de ce champignon sur les cultures irlandaises et la famine qui s'en est suivie ont provoqué la mort de un million d'Irlandais.

Le mildiou est capable de progresser très rapidement. Il s'écoule moins d'une quinzaine de jours entre la date des premiers symptômes sur feuille et le total flétrissement des plantes. En cas d'attaque précoce, il est responsable d'une perte partielle (50% du rendement potentiel) ou même totale de la production. En cas de destruction tardive, le stockage est rendu impossible par le développement de pourritures humides causées par des infections bactériennes secondaires.

 

En savoir plus sur les symptômes...

 

Les méthodes de lutte

 

1. Pulvérisations de fongicides

La lutte contre le mildiou consomme plus de 80% des pesticides appliqués en culture de pomme de terre. La pulvérisation de fongicides peut se faire selon deux manières :

  • Soit une pulvérisation systématique, tous les 5 à 7 jours (15 à 20 pulvérisations par an)
  • Soit une pulvérisation selon les avertissements : économie de 1 à 4 pulvérisations selon les années, avec des traitements mieux positionnées (plus grande efficacité).

2. Réduction de l'inoculum primaire : repousses et écarts de triage

Chaque année, c’est sur les tas d’écarts de triage et à cause des repousses sauvages que les premiers symptômes du mildiou sont déclarés. Il est donc très important de contrôler ces sources au mieux afin de réduire l’inoculum primaire et donc de retarder les premiers symptômes de mildiou en saison. Positionner une simple bâche noire opaque sur un tas d’écart de triage permet de réduire la dissémination des spores de mildiou, et le contrôle des repousses dès le début de la saison permet également de réduire les risques de dissémination du champignon.

3. Choix de variétés résistantes

Sur le grand nombre de variétés de pomme de terre disponibles sur le catalogue national, il existe des variétés plus résistantes au mildiou. Le choix d’une variété résistante est une manière de prophylactique de réduire les problèmes de mildiou en utilisant moins de fongicides. Les variétés totalement résistantes sont toutefois encore assez rares.